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LA CHIMIOTHERAPIE

 

 

SOMMAIRE

> Qu’est-ce que la chimiothérapie ?

> Effets secondaires
   > La fatigue
   > La perte des cheveux et des poils
   > Les ongles
   > La peau et les muqueuses
   > Les changements hormonaux
   > La sexualité
   > Les nausées, les vomissements
   > La diarrhée
   > La constipation
   > La baisse des globules rouges,
      des globules blancs et des plaquettes
   > L'altération du goût et
      l'hypersensibilité aux odeurs
   > La prise ou la perte de poids


> Travailler pendant une chimiothérapie ?
> L’immunothérapie

 

 

 


Travailler pendant une chimiothérapie ?

Vous serez en général en congé maladie pendant les premières semaines. Ensuite, tout dépend du travail, des effets secondaires et de votre état de santé.
Certaines travaillent à temps partiel, d’autres à plein temps, d’autres pas du tout.
Pour se changer les idées et éviter de tourner en vase clos entre l’hôpital et chez soi, si c’est possible, mieux vaut garder une activité professionnelle.

 

L’immunothérapie

Ce traitement est donné pendant une année, il démarre après la chimiothérapie.
On vous injecte des anticorps pour aider vos défenses immunitaires à lutter contre les cellules cancéreuses.
Contrairement à la chimiothérapie qui tue les cellules cancéreuses, l’immunothérapie stoppe leur prolifération.

Le médicament utilisé, appelé Herceptin, est donné par goutte-à-goutte toutes les trois semaines.

Les effets secondaires sont modérés : état grippal, nausées, diarrhées, troubles cardiaques (le cœur est surveillé pendant ce traitement). Vous pouvez donc continuer à travailler pendant l'immunothérapie.

Attention : Seul un cancer sur cinq réagit à ces anticorps, c’est pourquoi il faut d’abord examiner la tumeur au microscope (on parle de HER2 positif).

 

 


Qu'est-ce-que la chimiothérapie ?

Le terme chimiothérapie recouvre l’ensemble des traitements médicamenteux du cancer (FEC100, taxotère...).

La chimiothérapie vise à détruire les cellules cancéreuses disséminées dans votre corps. Le problème c’est qu’elle agit aussi sur d’autres cellules comme celles du sang ou du système pileux (d’où la perte de cheveux).

A quelques exceptions près, ce traitement s’administre par voie intraveineuse au goutte-à-goutte (à l’hôpital), plus rarement par voie orale (à la maison). Pour éviter de souffrir et d’abîmer les veines, on utilise un cathéter appelé Port-A-Cath.

Une cure de chimiothérapie s’administre généralement en quelques heures, parfois quelques jours de suite ; occasionnellement, un séjour en hospitalisation est nécessaire.

Elle a lieu toutes les 3 à 4 semaines pour permettre aux cellules saines (notamment globules blancs et plaquettes) de se régénérer. Vous ferez de ce fait régulièrement des prises de sang pour contrôler votre sang.
En tout, la chimiothérapie dure 4 à 6 mois.

A chaque cure, vous rencontrerez votre médecin. N’hésitez pas à lui signaler tout changement survenu depuis votre dernière visite.

A noter :
>
Vous pouvez être accompagné d’un de vos proches, vous munir de lecture, d’un ouvrage, ou de tout objet pouvant favoriser votre confort (coussin, châle).
> Avant de commencer sa chimio, passage obligé chez le dentiste pour faire examiner et traiter ses dents (détartrage, caries, abcès...) afin d'éliminer toute source d’infection car vos défenses immunitaires sont réduites pendant la chimiothérapie.

Effets secondaires

Tous les effets secondaires s’arrêtent quelques semaines ou mois après la chimiothérapie. Même si la liste est longue, gardez en tête que chaque personne réagit différemment, vous n'aurez pas forcément tous les effets secondaires.

Pour aider votre médecin à combattre les effets secondaires par des médicaments, notez dans votre agenda le moment, la durée et l’intensité des symptômes ressentis.

En cas de fièvre supérieure à 38°, il faut contacter son médecin d’urgence.

 

La fatigue

La fatigue induite par la chimiothérapie est systématique, mais d’intensité variable, spécifique (elle diffère de la fatigue qui résulte d’efforts physiques ou intellectuels), et peut être améliorée par des changements dans vos habitudes de vie ou par une aide médicamenteuse.

 

La perte des cheveux et des poils

La chute des cheveux - ou alopécie - est l’effet secondaire le plus connu, le plus visible et souvent le plus redouté de la chimiothérapie.
Les cellules cancéreuses se divisent rapidement. La chimio est là pour éliminer ces cellules à division rapide ou ralentir leur prolifération. Les cellules de votre système pileux, également à division rapide, sont du même coup touchées. D’où la chute de vos cheveux.

A noter :
Les autres poils du corps peuvent tomber !
Sympa : les poils des bras et des jambes, les poils des aisselles et les poils pubiens.
Pas sympa : les cils, les sourcils (pour apprendre à se tracer de beaux sourcils, c'est ici).


> Quand les cheveux commencent-ils à tomber ?
En général, les cheveux commencent à tomber 2 à 3 semaines après la première cure de chimiothérapie. Chez certaines, la chute est progressive. Chez d’autres, les cheveux tombent par plaques entières.

N’attendez pas le jour où vos cheveux commencent à tomber pour choisir votre perruque ou autres coiffes. Faite-le avant votre première chimio.
Consultez notre page sur les perruques et les foulards.
Vous pouvez ressentir une douleur lorsque vos cheveux commencent à tomber. On parle de « trichodynie » ou juste une légère démangeaison ou une curieuse sensation de chatouillis. Cela ne dure généralement que quelques jours et varie d’une personne à l’autre.

Attention :
Une tête nue prend vite froid ! N’hésitez pas à dormir avec un bonnet de nuit en tissu respirant, sans surpiqûres ni élastiques à l’intérieur, en automne et en hiver.


> Casque réfrigérant
Vous pouvez porter un casque réfrigérant sur la tête pendant l’injection des médicaments de la chimiothérapie.
Le casque qui contient du gel est refroidi au congélateur. Vos cheveux sont mouillés, puis le casque est placé sur votre tête. Il est remplacé toutes les 45 minutes.
La sensation de froid peut être très désagréable, voire douloureuse. Vous pouvez parfois avoir des maux de tête.
Prévoyez une serviette éponge autour du cou et une bonne couverture.
Avec le froid, le sang circule moins bien sur le cuir chevelu et la racine du cheveu est moins atteinte par les médicaments.
Attention, ce casque est plus ou moins efficace selon les médicaments. Il faut donc se renseigner auprès de l’oncologue.


> La chimio finie, les cheveux repoussent
Pour certaines, ce sera de suite. Pour d’autres, il faudra encore patienter 1 ou 2 mois. Ils peuvent également commencer à repousser pendant le traitement - juste avant ou pendant la dernière cure de chimiothérapie.
Il arrive que les premiers cheveux qui repoussent soient différents : couleur (généralement plus foncé) et même nature (bouclés alors que vous les aviez lisses, ou vice versa ; plus épais, plus souple, plus fin...).
Ces changements sont parfois temporaires, et tout redevient comme avant en quelques mois (voire un an). Mais ils peuvent également se révèler permanents.

A savoir : les perruques, les turbans, les foulards n’empêchent pas vos cheveux de pousser.

 

Les ongles

Comme les cheveux, les ongles peuvent être altérés par certaines chimiothérapies ; cela peut aller de stries blanches sans gravité à une réelle fragilité.
Comme pour les cheveux, il vous sera proposé de porter des gants et des chaussettes réfrigérés (à -24°C !!) pendant la séance de chimiothérapie.
Pour en savoir plus, c’est ici.

La peau et les muqueuses

Sous l’effet de la chimiothérapie, la peau peut également subir certains changements, essentiellement une tendance à la sécheresse et une hypersensibilité au soleil.
Pour en savoir plus, c’est ici.

Dans certains cas, une irritation de la paume des mains et de la plante des pieds peut survenir. Elle requiert un traitement particulier.
Pour en savoir plus, c’est ici.

Les muqueuses sont les peaux humides de l’organisme (les yeux, le nez, la bouche et la sphère gynécologique) ; elles peuvent être irritées ou asséchées suite à la chimiothérapie ; dans la plupart des cas, des traitements locaux peuvent améliorer ces difficultés.
En particulier, une bonne hygiène bucco-dentaire et des bains de bouche sont recommandés.
Pour en savoir plus, c’est ici.


 

Les changements hormonaux

Avec la chimiothérapie, vos ovaires sont mis au repos. Ils arrêtent donc de produire des hormones féminines.
Cette ménopause artificielle peut se manifester par des bouffées de chaleur, des changements d’humeur, une prise de poids, des difficultés lors des rapports sexuels et bien sûr l’interruption des règles.

Pour contrer ses effets, des traitements vous seront recommandés par votre oncologue ou votre gynécologue. Même si la prise d’hormones est parfois contre-indiquée, des médicaments locaux peuvent vous aider.

A noter :
Selon le type de chimiothérapie et la proximité de la ménopause naturelle, cette mise au repos des ovaires sera réversible ou définitive : si vous êtes jeune, vous avez toutes vos chances de retrouver vos règles. Plus âgée ? vous avez plus de risque d’avoir une ménopause précoce.


 

La sexualité

La fatigue qui accompagne les traitements, la maladie et l’anxiété peuvent modifier votre désir.
Celui de votre partenaire peut être modifié par son angoisse, sa peur de vous fatiguer, le souci de ne pas vous déranger.
Pendant un certain temps, la tendresse peut remplacer la sexualité.
Il est essentiel d’essayer d’en parler en couple.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un psychologue.
Pour en savoir plus, c'est ici.


 

Les nausées, les vomissements

Plusieurs produits de chimiothérapie peuvent donner des nausées et des vomissements. Ils surviennent pendant l'administration du produit ou après, pouvant durer quelques jours.
A la perfusion de chimiothérapie on ajoute presque systématiquement des médicaments contre les nausées.
On vous prescrira aussi des médicaments que vous prendrez chez vous en fonction de vos besoins.
La tension nerveuse et l'anxiété peuvent aggraver les nausées. Pendant le traitement, occupez-vous, distrayez-vous l'esprit par une activité que vous aimez (lecture, mots croisés, musique...). Parfois il est utile de prendre un calmant au moment de la chimiothérapie.
La chimiothérapie peut irriter l'estomac, provoquant une gastrite, qui elle aussi peut donner des nausées.
Si vous avez des nausées qui durent plus qu'une semaine, si vous avez des brûlures d'estomac ou des reflux acides, parlez-en à votre médecin. Il vous prescrira un médicament ayant une fonction de "pansement" gastrique ou un médicament qui diminue la production d'acide par l'estomac.
Pendant un traitement par chimiothérapie vous ne devez pas suivre un régime particulier. Il n'y a pas d'aliments défendus. Parfois le goût peut être altéré. Si vous avez des nausées, prenez des petits repas légers avec des choses que vous aimez.


 

La diarrhée

Certains traitements peuvent occasionner des diarrhées. Si c'est le cas buvez beaucoup de liquide pour remplacer ceux perdus par les diarrhées. Consommez des aliments pauvres en fibres (pâtes, riz, pain blanc, légumes pelés et fruits).
Des diarrhées abondantes peuvent justifier la prescription d'antidiarrhéiques à condition que le médecin ait exclu une origine infectieuse à la diarrhée.


 

La constipation

Les médicaments contre les nausées, certains produits de chimiothérapie, les antidouleurs, le changement de mode de vie et d'alimentation peuvent être responsables de constipation.
Si vous êtes constipé, veillez à boire suffisamment, mangez des aliments riches en fibre et augmentez votre activité physique si possible.
On vous prescrira certains laxatifs.


 

La baisse des globules rouges,
des globules blancs et des plaquettes

La baisse des globules rouges = anémie et épuisement.
La baisse des globules blancs = système immunitaire affaibli et risque d’infections.
La baisse des plaquettes = problème de coagulation du sang si vous vous blessez, apparition de bleus si vous vous cognez
.

Essentiellement suite à une chute temporaire des globules blancs, la chimiothérapie est fréquemment responsable d’une baisse des défenses immunitaires, qui n’est généralement pas ressentie.
Dans l’éventualité d’une infection, elle se communiquera plus facilement et se développera plus rapidement chez quelqu’un dont les défenses sont amoindries.
En cas de fièvre atteignant 38°, prenez contact sans délai avec votre médecin ou les urgences ; vous serez alors examiné et une prise de sang sera effectuée. Selon les résultats, des antibiotiques vous seront éventuellement prescrits.
Notez que la baisse de vos défenses ne nécessite pas que vous vous coupiez du monde extérieur ; il convient seulement d’observer une bonne hygiène et de ne pas fréquenter des personnes ouvertement infectées.


 

L'altération du goût et l'hypersensibilité aux odeurs

Dans près des deux tiers des cas, la chimiothérapie provoque une distorsion des goûts et/ou induit un goût persistant en bouche, amer ou métallique.
Hypogueusie : élévation du seuil de perception des goûts
Anosmie : perte totale du goût
Hyposmie : diminution du goût

A la dénaturation du goût s'ajoute l'hypersensibilité aux odeurs, certaines devenant insupportables. Il s'agit soit d'odeurs alimentaires (odeurs de gras/friture, de poisson, de viande), soit d'odeurs diverses (parfums, tabac, hôpital...).

Ces deux effets secondaires de la chimiothérapie peuvent avoir un impact sur votre appétit (voir le paragraphe ci-dessous sur la perte de poids).

 

La prise ou la perte de poids

La chimiothérapie est un facteur favorisant la prise de poids. Plus précisément, la chimiothérapie tend à augmenter la masse grasse et à baisser légèrement la masse maigre.

La perte de poids pendant le traitement est un facteur aggravant : à pathologie égale, une patiente dénutrie a un risque de mortalité plus important qu’une patiente non dénutrie.
On considère qu’il y a dénutrition lorsque vous avez perdu, sans le vouloir, 10% du poids qui était le votre avant la maladie.
Une perte de poids de 10% en six mois signifie un risque de dénutrition plus sévère qu’après un ou deux ans.

     
     

Qu’est-ce que la chimiothérapie ?
Effets secondaires - La fatigueLa perte des cheveux et des poilsLes onglesLa peau et les muqueusesLes changements hormonaux
La sexualitéLes nausées, les vomissements - La diarrhéeLa constipationLa baisse des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes
L'altération du goût et l'hypersensibilité aux odeursLa prise ou la perte de poids

Travailler pendant une chimiothérapie ?L’immunothérapie
 

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