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LE CANCER DU SEIN, QU'EST-CE-QUE C'EST ?

     


SOMMAIRE

> Définition
   > Le cancer non invasif (in situ)
   > Le cancer invasif (infiltrant)
   > Qui est touché ?

> Les stades du cancer du sein

> Les autres facteurs et caractéristiques
   > Grade de la tumeur
   > Envahissement des ganglions lymphatiques
   > Récepteurs hormonaux
   > Marqueurs biologiques

> Les symptômes
   > Une boule dans un sein
   > Des ganglions durs au niveau de l’aisselle
   > Des modifications de la peau du sein et du mamelon
   > Les autres symptômes

> Les prédispositions génétiques

   > Mutation des gènes BRCA1 et BRCA2



 

Les symptômes

Les symptômes listés ci-dessous ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer du sein. Mais si c’est le cas, il est important de le détecter le plus tôt possible.
Il est donc recommandé de demander un avis médical dès que l’on repère une anomalie. Il ne faut pas attendre et ne négliger aucun signe inhabituel.



> Une boule dans un sein
Une boule ou une masse dans un sein est le signe d’un cancer du sein le plus couramment observé. Cette masse, en général non douloureuse, est le plus souvent de consistance dure et présente des contours irréguliers. Elle apparaît par ailleurs comme « fixée » dans le sein.


> Des ganglions durs au niveau de l’aisselle
Une ou plusieurs masse(s) dures à l'aisselle signifient parfois qu’un cancer du sein s’est propagé aux ganglions axillaires. Les ganglions restent toutefois indolores.


> Des modifications de la peau du sein et du mamelon
> La peau du sein peut devenir capitonnée (et prendre l’aspect d’une peau d’orange) ou plissée.

> Le mamelon peut pointer vers l’intérieur, alors qu’habituellement, il est dirigé vers l’extérieur.
> Le sein peut se déformer et perdre de son galbe, des rides peuvent apparaître.
> La peau du sein peut être rouge, écorchée (ulcérée), recouverte de croûtes et celle du mamelon peut se  mettre à peler.
> Un écoulement d'un seul mamelon peut être le signe de cancer du sein, en particulier s'il se manifeste sans qu’il n’y ait de compression du mamelon et s’il contient du sang ou s’il est verdâtre.
> Un changement de la taille ou de la forme du sein.
> Une rougeur, un oedème et une chaleur importante au niveau du sein peuvent être le signe d'un cancer du sein inflammatoire (le cancer inflammatoire du sein est un cancer rare ; il représente 1 à 4 % de tous les cas de cancer du sein.
Les cellules cancéreuses ont la caractéristique de se déplacer rapidement dans les vaisseaux lymphatiques de la peau du sein qu’elles finissent par bloquer. C'est ce qui provoque l’inflammation locale du sein.)

> Les autres symptômes

Si le cancer n’est pas diagnostiqué dès l’apparition des premiers symptômes, la tumeur peut grossir et se propager vers d'autres parties du corps, entraînant ainsi d’autres symptômes dits plus tardifs, tels que des douleurs osseuses ; des nausées, une perte d'appétit, une perte de poids et une jaunisse ; un essoufflement, une toux et une accumulation de liquide autour des poumons (épanchement pleural) ; des maux de tête, une vision double et une faiblesse musculaire.


 

Les prédispositions génétiques

Lorsque plusieurs personnes d’une même famille sont atteintes du même cancer, il  peut s’agir d’un cancer héréditaire dû à une anomalie au niveau d’un gène (anomalie génétique) qui se transmet d’une génération à une autre.

Seul 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires, c’est-à-dire attribuable à une mutation génétique.
La recherche a permis d’identifier un certain nombre de mutations génétiques favorisant la survenue de cancers du sein. Le plus souvent, celles-ci portent sur des gènes appelés BRCA1 (pour BReast Cancer 1 : gène 1 du cancer du sein) et le BRCA2 (pour BReast Cancer 2 : gène 2 du cancer du sein). Etre porteur d’une mutation sur l’un de ces gènes ne se traduit pas systématiquement par l’apparition d’un cancer, mais augmente le risque d’en développer un. C’est ce que l’on appelle une prédisposition génétique.


Lorsqu’une mutation est suspectée ou découverte, une consultation chez un spécialiste d’oncologie génétique est alors proposée à la patiente. 
Pendant cette consultation, le médecin évalue le risque génétique et propose éventuellement une recherche de mutation. Dans le cas de l’identification d’une mutation génétique ou lorsque l’histoire familiale évoque un syndrome de prédisposition, même sans identification de mutation, une prise en charge spécifique (surveillance, examen d’imagerie, ...) est proposée à ces femmes.


Mutation des gènes BRCA1 et BRCA2

On estime qu’environ 2 femmes sur 1000 sont porteuses d'une mutation du BRCA1 ou du BRCA2.
Ces deux gènes participent à la réparation des lésions que l’ADN subit régulièrement. La présence de mutations dans l’un de ces deux gènes perturbe cette fonction et fait augmenter fortement le risque de cancer (cancer du sein à un âge jeune, habituellement avant la ménopause ; cancer dans les deux seins soit bilatéral ; cancer de l'ovaire, essentiellement à partir de 40 ans). Ce risque varie selon le gène et l'histoire familiale.

A lire aussi : Avant 35 ans, le dépistage précoce

 

 


Définition

Le mot cancer, qui vient d'un mot latin signifiant " crabe ", désigne une prolifération anormale des cellules : normalement, les cellules du sein se multiplient de façon contrôlée ; mais dans certains cas, le corps produit des cellules anormales qui se multiplient de façon anarchique.

Les amas de cellules ainsi formés dans le sein sont appelés des tumeurs. Les cellules cancéreuses peuvent demeurer dans le sein. Elles peuvent également se propager dans d'autres parties du corps par les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Ainsi, des cellules cancéreuses d'un cancer du sein peuvent migrer ailleurs dans le corps. On les appelle alors des métastases.

Les métastases peuvent se loger dans le foie, les poumons, les os, le cerveau, la peau, ..., mais elles ne sont pas considérées comme un cancer de ces organes. Elles peuvent perturber le fonctionnement normal de ces organes. On traite ces métastases d'un cancer du sein avec des médicaments contre le cancer du sein.

Lorsque l'on détecte une tumeur, une bosse ou une masse dans le sein, cette dernière doit être analysée afin de déterminer avec certitude si elle est cancéreuse (maligne) ou non (bénigne). Dans la majorité des cas, ce processus de développement d'un cancer du sein est lent et prend plusieurs mois, voir même quelques années.


 

> Le cancer non invasif (in situ)
Carcinome Canalaire In Situ / Intracanalaire (CCIS) : c'est le type le plus fréquent de cancer du sein non-invasif chez la femme. C'est une forme de cancer très précoce. Comme son nom l'indique, cette forme de cancer se développe à l'intérieur des canaux de lactation du sein. Les cellules anormales ne se sont pas dispersées à l'extérieur des canaux de lactation. Il est la plupart du temps non-palpable, d'où l'importance du dépistage par mammographie. Parfois, le cancer canalaire in-situ se situe dans une minime portion du sein, parfois il implique tout un segment.
Ce type de cancer ne se dissémine pas aux ganglions ou à d'autres organes. Il n'a pas le potentiel de faire des métastases. Diagnostiquer à ce stade, il est guérissable dans plus de 98 % des cas. Par conséquent, on peut être très optimiste et il est primordial d'effectuer un bon traitement. S'il n'est pas traité, le cancer « in situ » poursuit son développement et peut alors devenir un cancer « infiltrant » qui peut se propager à l'extérieur des canaux et former une bosse.


 

> Le cancer invasif (infiltrant)

Les cellules cancéreuses ont traversé la paroi du canal de lactation. Le cancer est souvent palpable et a la possibilité de se propager aux ganglions de l'aisselle. Dans la plupart des cas, le cancer invasif est encore bien guérissable ; cependant, si on néglige de le traiter il pourrait se propager dans diverses parties du corps (métastases).

 

Qui est touché ?
Avec environ 53 000 nouvelles personnes touchées chaque année en France, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins.
Près d'une femme sur sept sera concernée au cours de sa vie, le risque augmentant avec l'âge.
Moins de 10% des cancers du sein surviennent avant 40 ans. L’incidence augmente ensuite régulièrement jusqu’à 65 ans. Ceci, associé au fait que la densité de la glande mammaire est moins importante à cet âge, justifie le choix de la tranche d’âge de 50 à 74 ans retenue pour le dépistage organisé.


 

Les stades du cancer du sein

Il est primordial et important d'évaluer la propagation du cancer dans le sein et à l'extérieur du sein. On appelle cette étape la détermination du stade de la maladie. On utilise alors un système standard de classification. Le stade aide à déterminer quels sont les risques de réapparition du cancer. Le stade influence le choix du traitement.

On peut définir le stade du cancer du sein par un chiffre de 0 à 4.
Plus le stade est bas, plus petits sont les risques de récidive. À l'inverse, plus le stade est élevé plus grands sont les risques de récidive.

On peut aussi définir le stade du cancer du sein selon la classification TNM qui est une combinaison de lettres et de chiffres. Les lettres T, N et M correspondent aux termes anglais : Tumor (tumeur), Node (ganglion lymphatique) et Metastase (métastase).

Ce système classifie les tumeurs selon leur taille (T), selon le degré d'envahissement des ganglions lymphatiques (N) et selon la présence ou l'absence de métastases (M).

Le chiffre suivant la lettre T indique la taille de la tumeur, le chiffre suivant la lettre N indique le degré de propagation du cancer au niveau des ganglions lymphatiques et le chiffre suivant la lettre M indique la présence ou l'absence de métastases à distance.


 

Les autres facteurs et caractéristiques

Mis à part le stade du cancer du sein, il existe d'autres facteurs et caractéristiques qui doivent être établis pour bien identifier l'agressivité et les risques de propagation de la maladie. L'identification de ces facteurs et caractéristiques permet aussi de déterminer quel est le meilleur traitement possible pour votre cancer. Les médecins tiennent compte de l'ensemble de ces facteurs et non d'un seul pour décider quel est le meilleur traitement possible pour votre cancer.

> Grade de la tumeur
Le grade de la tumeur permet de comparer l'agressivité d'un cancer par rapport à un autre. Pour déterminer le grade de la tumeur, le pathologiste examine sous microscope l'aspect des cellules qui forment la tumeur. Ainsi, selon certains critères visuels, il classifie le cancer en 3 catégories (I à III). Plus le grade est élevé, plus la tumeur grandit rapidement et présente donc un plus grand risque de propagation.

> Envahissement des ganglions lymphatiques
Nous avons tous des ganglions lymphatiques dans l'aisselle et leur nombre est variable. Il est important de déterminer si le cancer s'est propagé à cet endroit. Si le cancer s'est propagé dans les ganglions, cette caractéristique sera prise en considération lors du choix de traitement de la maladie. Le cancer peut encore être traité et guéri à ce stade, mais l'atteinte des ganglions indique que la maladie est devenue plus agressive. Par conséquent, le traitement choisi par l'équipe traitante sera plus intense et agressif.
Il existe différentes manières de déterminer si les ganglions lymphatiques de l'aisselle sont atteints ou non. Cette évaluation sera effectuée lors de la chirurgie.

> Récepteurs hormonaux
Chez la femme, il existe deux hormones (l'oestrogène et la progestérone) qui sont responsables de la croissance et du développement normal des seins. Ces hormones peuvent également influencer la croissance de certains cancers du sein. Des tests seront réalisés sur un fragment de tissu de votre tumeur pour évaluer s'il y a présence ou non de récepteurs pour ces hormones (récepteurs hormonaux). S'il n'y a pas de récepteurs sur la tumeur, on dit qu'elle a des récepteurs négatifs. À l'inverse, si la tumeur exprime ces récepteurs, on dit qu'elle a des récepteurs positifs ou encore qu'elle est hormonodépendante. La connaissance de ces récepteurs est importante, car si la tumeur possède des récepteurs hormonaux positifs, certains médicaments peuvent être utilisés pour ralentir ou stopper la croissance du cancer. On appelle ce traitement l'hormonothérapie.

> Marqueurs biologiques
Les gènes sont impliqués dans la croissance, la division et la multiplication des cellules. Un de ces gènes est appelé le HER-2. Une cellule normale devrait contenir deux copies de ce gène. Lorsqu'une cellule contient plus de deux copies du HER2, on dit qu'elle « surexprime » ce gène. S'il y a surexpression du gène HER2, la cellule croît plus rapidement que la normale. Ceci peut mener à une forme plus agressive de cancer du sein.
La surexpression du gène HER2 est mesurée exclusivement chez les femmes atteintes d'un cancer du sein. Cette mesure est effectuée en laboratoire sur un échantillon de la tumeur qui a été prélevé lors de la chirurgie ou sur un échantillon pris lors de la biopsie. Environ 15-18 % des femmes présentent une surexpression du gène HER2. Il est important de connaître le degré d'expression de ce gène puisqu'il existe un médicament qui bloque spécifiquement l'action du gène HER2 présent sur les cellules cancéreuses. Ainsi, il empêche la croissance des cellules cancéreuses et entraîne leur mort.
Le gène HER2 n'est pas le reflet d'un cancer familial ou génétique, donc il diffère du vrai cancer génétique comme le BRCA1 ou BRCA2 (voir le paragraphe sur Les prédisposions génétiques).

     
     

DéfinitionLe cancer non invasif (in situ)Le cancer invasif (infiltrant)Qui est touché ?
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Les prédispositions génétiques
Mutation des gènes BRCA1 et BRCA2

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